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Marcel Merkes et Paulette Merval passe la rampe des sixties avec un nouveau succès.

 


Opérette de Johann Strauss et Jack Ledru

Mogador : 25 novembre 1967

Millie : Paulette Merval

Jean : Marcel Merkes

Marie-Sophie : Rosine Brédy

Elisabeth : Raymonde Devarennes

Dhoucha : Huguette Duval

Waldemar : Perchik

Hans : Michel Dunand

Staffel : François Florent

 

 

 

 

 

1887. Il y a déjà plus de trente ans que François-Joseph, empereur d’Autriche, a épousé Sissi. Vienne autour d’eux chante et danse toujours mais leur grand fils, le prince héritier Rodolphe, se révolte contre l’autorité paternelle, qu’il juge néfaste aux intérêts de l’Empire.


Rodolphe organise un complot, véritable Fronde autrichienne, avec l’appui des principaux dignitaires de la Cour, et notamment de son cousin, l’archiduc Jean, très populaire dans le peuple et dans l’armée. Il s’agit d’abord d’exiger le renvoi du chancelier Staffel, ministre détesté, hostile à toutes les réformes, et entièrement dévoué à l’empereur.

Toutefois, l’archiduc Jean, meilleur valseur que conspirateur, rêve autant de musique et d’amour que de politique. Mais c’est sur le chancelier Staffel lui-même que Jean va l’emporter sans le cœur de Millie Stuebel, charmante interprète de Strauss.


Dès lors, Jean ne songe plus qu’à réaliser son bonheur par un mariage auquel, bien qu’il y ait mésalliance, l’impératrice est favorable. Mais pour le chancelier Staffel, Jean est devenu outre le conspirateur qu’il faut neutraliser pour la sûreté de l’Etat, le rival en amour qu’il faut évincer pour son propre compte. L’insouciance des conjurés qui égarent le plan chiffré rêvélant tous leurs projets, sert la passion du chancelier. Patiemment, obstinément, il rassemble les indices, les documents, obtient l’exil de Jean, puis triomphe en arrêtant Millie compromise.

Comme toute opérette au temps des Strauss, tout se terminera au mieux grâce à Sissi sur les valses des Strauss et bien sur de Jack Ledru.

D’après le programme de 1967

 

 

 

« Mais si succès, il y a, il est dû, en très grande partie, est-il besoin de le dire, au couple Merkes-Merval.

Paulette Merval joue la comédie très adroitement, sait se montrer tour à tour enjouée et grave, porte avec aisance et chic ses nombreux costumes et fait preuve d’une belle vivacité dans le tableau bavarois notamment.

Marcel Merkes trouve là un des meilleurs rôles de sa carrière. On sent qu’il est à l’aise dans les viennois et qu’il y nage comme un poisson dans l’eau. Il ajoute ar endroit des notes comiques du plus heureux effets : son numéro « La Musique » est un des meilleurs de la soirée. Merkes peut jouer demain la comédie musicale la plus américaine qui soit : c’est dire les horizons qui s’ouvrent devant lui »

Jean-Louis Caussou, Opéra, 1er janvier 1968

 

 


« …Et ce petit chef d’œuvre, ils l’ont offert comme cadeau de Noël au couple Merval-Merkes qui depuis tant d’années, assure pour la grande joie d’un public fidèle les belles soirées du Théâtre Mogador.

…Mais, l’œuvre est saine et charmante et le couple Merval-Merkes est tellement sympathiquement musical »

Stéphane Wolff, L’entracte, 1er janvier 1968

 

 Vienne chante et danse Merkes Merval Mogador


L'opérette a eu tant de succès que même le célèbre humoriste Thierry lLe Luron en fera un pastiche.

 

 


Vous pourrez retrouver sur le site de l'INA un extrait de cette opérette.

 

 

© jefh14@yahoo.fr

 

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